samedi 25 avril 2015

L'opposition PS commente le budget Babary 2015

Le 7 avril dernier, jour de la disparition de Jean Germain, l’opposition n’avait pas le cœur à débattre du budget 2015. Elle le commente aujourd’hui.
On s'attendait à un conseil municipal animé, voire houleux. Mais le décès brutal de Jean Germain, le 7 avril, a changé la donne. Estimant que ce contexte douloureux ne lui permettait pas de débattre sereinement du budget, l'opposition de gauche (PS - Verts - PCF - MoDem) avait quitté la séance. Le budget 2015 avait donc été adopté par la majorité municipale, sans contradicteurs.
Le temps du recueillement étant passé, les élus socialistes ont décidé aujourd'hui de remonter au front pour commenter les choix budgétaires de l'équipe Babary. Qui, sans surprise, ne trouvent pas grâce à leurs yeux. « Absence de stratégie et de vision pour la ville », « bricolage », « pas de dynamisme », lâchent les conseillers PS, en estimant que ces orientations s'inscrivent dans la continuité de l'action menée par la nouvelle municipalité depuis son arrivée aux commandes, l'an dernier.
« Sa gestion a été très hasardeuse en 2014 », déplore la conseillère Cécile Jonathan, qui souligne notamment la hausse de 7 M€ des dépenses de fonctionnement sur cet exercice. Selon l'élue socialiste, « s'il n'y avait pas eu de dérapage dans l'exécution du budget 2014, on aurait pu éviter la hausse des impôts cette année (+ 4,2 % sur les taux) ».
Le député Jean-Patrick Gille enfonce le clou : « La municipalité reprend les pratiques usitées du temps de Jean Royer, qui ont conduit à un fort endettement et à des augmentations d'impôts à répétition, analyse-t-il. Il aurait fallu faire des économies sans tarder en 2014, notamment auprès des services municipaux, faire le choix de la transition énergétique, accélérer les mutualisations avec Tour(s)plus et solliciter l'aide de l'État pour le produit financier toxique (*). »
Les socialistes pointent également la baisse en 2015 des subventions versées aux associations, « qui les met en difficulté », et une enveloppe d'investissements maintenue « artificiellement » autour de 28 M€, « en y intégrant 6 à 7 M€ d'opérations non réalisés l'an dernier ».
(*) Le fameux « swap », contracté en 2006 par la municipalité Germain.


 Article paru dans la Nouvelle République du Centre - Tours - le 25 avril 2015 

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